Les déplacements professionnels ont une incidence sur la prime d'assurance emprunteur

Le montant de l'assurance de prêt dépend de plusieurs facteurs, au premier rang desquels l'âge, la santé, la profession et le tabagisme. Lors de l'examen du profil de l'emprunteur, il convient de prendre en compte l'existence de déplacements professionnels fréquents, un élément auquel le client ne pense pas de prime abord, mais qui est facteur de risques accrus.

Les conditions d'exercice du métier

Lors d'une demande de souscription à une assurance de prêt, l'emprunteur est amené à compléter et signer un questionnaire de santé, également à répondre à diverses questions sur la pratique éventuelle d'activités particulières (sports à risques) pouvant entraîner des exclusions, d'autres relatives à sa vie professionnelle. Le métier doit évidemment être précisé afin d’étudier les différentes classes de risques : manutention, travail en hauteur et les déplacements professionnels.

Les déplacements professionnels fréquents influent sur la notion de risques, avec, pour effet, d'augmenter le coût de l'assurance. Le fait de rouler beaucoup en voiture ou en deux-roues dans l'exercice de son métier est source supplémentaire d'accidents. Au-delà de l'exposition accrue aux risques routiers, ces professionnels, à l'instar des commerciaux, peuvent souffrir d'une pression additionnelle compte tenu des enjeux des rendez-vous, ce qui peut avoir un impact sur leur équilibre psychique (dépression, burn-out) ou de problèmes de dos. Le plus souvent, les assureurs considèrent que les déplacements sont fréquents dès qu'ils excèdent 20 000 km voire 15 000 km par an à titre professionnel en véhicule terrestre à moteur (hors déplacements en train). Les chauffeurs routiers, taxis et livreurs sont considérés à risque par les assureurs du fait de l'importance des déplacements, l‘essence même de leur profession.

Quid des déplacements à l'étranger

La prime augmente aussi pour l'emprunteur qui se déplace régulièrement à l'étranger, notamment dans les pays considérés à risque par le Quai d’Orsay.Se déplacer dans un pays d'Europe, en Afrique ou dans tout autre contrée victime de turbulences politiques et/ou de précarité sanitaire n'a pas la même incidence sur l'évaluation des risques par l'assureur. Un journaliste qui intervient dans des zones de conflits armés paiera plus cher sa prime d'assurance qu'un commercial qui évolue sur les routes de France et de Belgique. Rappelons que les conditions d'indemnisation, quel que soit le contrat, excluent toujours les guerres civiles ou étrangères, les rixes, les crimes, les délits, les mouvements populaires, les mouvements de grèves, les attentats, les actes de terrorisme, les émeutes, les insurrections, les complots et les actes de sabotage, sauf pour les personnes qui sont exposées dans le cadre de l'exercice de leur profession et qui ont demandé un rachat d'exclusion accepté par l'assureur.


**** Chez Simulassur by Eloïs, les contrats Generali ne tiennent pas compte des déplacements professionnels et couvrent les personnes qui partent à l'étranger sur des zones d'opex en DC/PTIA quelle que soit la cause et en invalidité et incapacité si ce n'est pas consécutif à un acte de guerre.


Les experts de Simulassur by Eloïs vous accompagnent dans vos demandes de délégation/substitution quels que soient le profil de l’emprunteur, son état de santé, la profession qu’il exerce et la fréquence de ses déplacements professionnels.

Publié le 12/06/2019